Mieux que les vamps !

Publié le par Picha

Série : Buffy contre les vampires (des ados et des monstres)
Egérie : Sarah Michelle Gellar
, Alyson Hannigan, Charisma Carpenter, E. Duschku, E. Caulfield...
Style : blondinette à contre emploi



        Cela n'a jamais été facile, il aura fallu se battre, donner de son temps sans compter, affronter les épreuves sans broncher, et même mettre en péril des amitiés, mais je suis toujours resté un fan fidèle de Buffy contre les vampires. Certes, cette série peut sembler au premier abord plutôt stupide, puéril, mal faite, bref complètement ratée, mais ceux qui comme moi ont su regarder derrière ces apparences (et aller plus loin que la première saison), ont véritablement découvert une Grande Série.

        Buffy, qui j'en conviens porte un prénom peu crédible, est une jolie lycéenne assez superficielle, chef des pom-pom girls de son lycée, mais qui voit un jour sa vie basculer quand un vieux bonhomme se présente à elle, lui annonçant qu'elle est « l'élue », la tueuse de vampire. Car, si le commun des mortels ne s'en doute pas, le monde souterrain regorge en fait des plus vils créatures dont les vampires sont la plus répandue des espèces. Il naît donc à chaque génération, une tueuse dotée d'une force et d'une résistance hors du commun, afin de combattre ces démons (et tous les autres), et d'empêcher la fin du monde, en général au moins une fois par saison.

        Au delà de ce pitch digne des plus grandes séries B, l'intrigue qui va se développer tout au long des 7 saisons va s'avérer bien plus complexe et profonde que cela. Tout d'abord, Buffy n'est pas seule, elle est entourée d'une équipe de bras cassé (Alex et Willow, des amis un peu looser qu'elle se fait en arrivant dans son nouveau lycée à Sunnydale, après qu'elle se soit fait virée pour avoir fait brûler l'ancien afin d'exterminer des vampires). Il y a aussi son « protecteur », Giles, bibliothécaire du lycée, tout en retenue british, et sa mère qui l'élève seule difficilement, sans se douter de la lourde mission qui repose sur les épaules de sa fille. Ces personnages, tous très attachants, vont évoluer, souffrir, aimer, grandir, et c'est cet apprentissage qui va donner tout l'intérêt de la série, car de façon un peu évidente mais toujours très drôle, les divers monstres serviront de métaphore pour illustrer leurs problèmes d'ados, puis de jeunes adultes. Enfin, le créateur Joss Whedon, mon dieu télévisuel, réussit toujours à créer des retournements de folie, n'hésitant pas à tuer certains personnages principaux si besoin.

        Bien sur, je reconnais que j'ai commencé cette série adolescent, et que les monstres en carton pâte sont peut-être un peu moins crédible à 26 ans qu'à 17. Néanmoins, la qualité des scénarios (surtout à partir du milieu de la série), l'originalité des épisodes (celui en comédie musicale !), et la sympathie et l'humour des personnages, font de cette série un grand classique.
Buffy, c'est beaucoup plus que l'égérie.

Picha

Publié dans Classique

Commenter cet article