Stargate universe : le retour du retour.

Publié le par Picha

Stargate universe 4

 

      Avec ce 3ième dérivé de la franchise Stargate (elle même issue du film de Roland Emmerich de 1994), on pouvait légitimement s'attendre au pire.

 

Pour moi, grand fan de Stargate SG1 à ses heures, c'est un univers fantasmagorique où la science-fiction rencontre le kitsh, et en particulier le kitsh égypto-disco-funk.

 

Stargate SG1

 

      Néanmoins, et même si j'ai décroché sur la toute fin, les dizaines d'épisodes dans lesquels j'ai vu notre attachante équipe passer son temps à résoudre de grâves problèmes dont l'enjeu est le plus souvent pas moins que la simple survie de l'humanité (alors que ces mêmes ennuis facheux ne seraient jamais arrivés si on avait pas ouvert cette fichue porte au départ), m'ont globalement agréablement divertis.

 

Stargate universe 2


Il y avait des méchants très méchants, avec les yeux qui brillent, et surtout très mal habillés (ce qui explique peut-être leur méchanceté), de l'humour, et parfois des effets spéciaux assez  réussis (augmentant en réalisme avec les saisons), ainsi que des épisodes de pure SF biens ficelés.

 

 

      Avec Stargate Atlantis, on relançait la machine : du sang neuf  (quoique pas assez solide "égériquement" parlant), toujours pas mal d'auto-dérision, de l'action, des effets spéciaux, des méchants encore plus méchants (et peut-être un peu plus crédibles dans ce rôle semi-horifique de meta-vampires habillé sobrement, mais sans aucuns liens avec l'Egypte ou le disco).

 

Stargate Atlantis 1

 

 

Et à la fois, ça sentait quand même pas mal le réchauffé, on continuait de retrouver des épisodes du type :

 

- Exploration d'une nouvelle planète

 

- Rencontre avec des habitants soit hostiles, soit primitifs (au sens large), soit non humain et donc mystérieux.

 

- Conflits armés avec les locaux, problèmes techniques/technologiques à résoudre rapidement, grande ignorance de l'autoctone à combattre pour son propre bien, ...

 

- Réussite ou semi-réussite moralisatrice : la guerre c'est nule, l'intolérance c'est pas joli-joli, le courage c'est une valeur super, certaines personnes ne changent jamais, l'esclavage c'est has-been, ...

 

- Blaguounette sur fond de porte miroitante.

 

- Fin de l'épisode.

 

Stargate universe 6

 

 

Il y a eu aussi "Stargate Infinity", dont je viens d'apprendre l'existence, et dont je ne parlerai donc pas (bien que ça n'a pas du être le succès du siècle pour avoir échappé à mon attention).


 

Et nous voilà donc avec ce nouveau "produit dérivé" : pour résumer, une équipe de militaire et de civils non volontaire se retouve coincée sur un gigantesque vaisseau d'une race disparue (les Anciens), celui-ci fusant à vitesse grand V à travers l'univers sans moyen de le stopper, ou de maîtriser sa destination.

 

 

Stargate universe 1

 

     Alors la grande question qui vous brûle tout de suite c'est : "Oui, bon, mettons, mais à quoi bon ?". Et bien, éminent lecteur, contrairement à ce qu'on pourrait se dire, il aurait été dommage de ne pas le faire ! En effet, Stargate universe est une réussite, une réussite assez opportuniste, mais une réussite quand même. Je m'explique.

 

Finis, les épisodes one shot, trop répétitifs, les créateurs de cette série regardent la télé, et se sont inspirés des meilleurs références en matière de SF et de suspens. On a un savant mélange de Lost (perdu sur un vaisseau mystérieux, urgence de la survie), de Battlestar Galactica (le savant hautain et manipulateur, la poursuite dans l'espace, les conflits civils/armée), et bien sûr de Stargate SG1, avec les planètes et les portes, mais sans les extra-terrestres ridicules et omni-présents.

Ici, la vrai menace c'est le temps, la survie, l'entente entre chacun, et la peur du vide (humain ou spatial). Certains critiqueront peut-être le mélange, moi je trouve que ça fonctionne bien, et le fait que les épisodes marchent souvent par 2 (avec des titres comme "Darkness", suivit de "Light") rend la chose assez adictive.

 

Le supsens est donc au rendez-vous, ainsi que les acteurs de taille (Mr Robert Carlyle, tout de même !), et point de vue Egéries (après tout, n'oublions pas les racines de ce blog), on a une équipée à la hauteur (plastiquement et scénaristiquement). Il y a la doctoresse (Alaina Huffman, malheureusement déjà vue dans Smallville), la petite chose fragile qui sert à rien, mais qu'on aime bien quand même (Elyse Levesque), la soldate improbable élevée en plein air (Julia Benson) et une figure déjà apperçue dans une grande série médicale se déroulant dans une ville située dans l'Etat de l'Illinois, Ming Na Wen (je vous laisse découvrir plus de photos dans l'album, avec des bonus "passé honteux").

 

Bref, une série quelle est bien pour se distraire.

 

Picha

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