The Sarah Connor Chronicle, metal guère solide.

Publié le par Picha

Summer Glau TerminatorSérie : Terminator, The Sarah Connor Chronicles.
Egérie : Summer Glau, Lena Headey, Leven Rambin, Stephanie Jacobsen...
Style : poupée mécanique.

Le cauchemar d'Asimov :

Selon Isaac Asimov, si l'humanité réussit un jour à créer des robots, ces derniers devront impérativement suivre les trois règles suivantes (les fameuses "Trois lois de la robotique") :

  1. - Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
  2. - Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
  3. - Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la seconde loi.

        Problème, dans le monde de Terminator, personne n'a apparemment lu Asimov, ou alors il y a eu un petit souci côté programmation (l'histoire ne dit pas si c'est la faute du chef de projet, ou de l'admin. réseau, mais je soupçonne une deadline intenable). Du coup, les robots sont devenus hargneux, ne respectent aucune loi, et se mettent en tête de détruire l'humanité, avec beaucoup d'application. Heureusement, parmi la poignée de survivants éparses, un homme se dresse, et réussit à organiser la résistance, le mystérieux John Connor. Les machines, un poil contrariées, décident alors d'envoyer l'une des leurs dans le passé pour éliminer la menace à la racine en tuant Sarah Connor, puis John Connor version adolescent. Après deux échecs cuisants, ils décident de mettre le paquet et d'envoyer une flopée de modèle T888, et c'est à ce moment là que commence la série.
Nous allons donc suivre ces deux fugitifs qui se cachent à la fois des robots tueurs et de la police, puisque Sarah doit parfois commettre quelques écarts pour défendre la vie de son fils, et avec elle, permettre la survie de l'humanité.

         De la même manière que dans Terminator 2 un T888 était du côté des Connor (Schwarzy), cette fois-ci  le Connor du futur envoie un T888 ayant l'apparence d'une jeune et jolie adolescente (pas bête). Les premiers épisodes démarrent sur les chapeaux de roues, à coup de courses poursuite, de fusillades, de bagarres, d'explosions, mais rapidement la rythme de la série devient plus posé, et se focalise autour de la recherche de Skynet (la firme par laquelle viendra la fin du monde), insistant plus sur la psychologie des personnages, notamment sur la relation complexe au sein du triptyque entre John, sa mère et Cameron, le T888. C'est même assez vite le plus intéressant, observer comment s'organise leur vie quotidienne, et en particulier l'adaptation du robot tueur au monde des humains. A ce petit jeu, l'actrice Summer Glau (déjà croisée dans Firefly), s'en sort à merveille, faisant juste ce qu'il faut pour être effrayante et attachante à la fois. Personnellement, j'ai eu plus de mal à trouver l'actrice Lena Headey crédible en Sarah Connor (difficile de passer après Linda Hamilton), mais au risque de la rendre très antipathique, son caractère endurci et froid (moins humaine que le robot parfois) a fini par me convaincre.

       La saison 2, plus longue, amène plusieurs nouveaux personnages (amis ou ennemis), et la narration oscille entre le mode "enquête" (Essayons d'empêcher la fin du monde), le mode "histoire" (comment John Connor devient John Connor), et le mode "flash back du futur apocalyptique", notamment avec l'arrivée de Derek, l'oncle de John. Cette saison pose surtout la question de la confiance, en particulier face à Cameron dont la fidélité est parfois incertaine. La série n'a pas été reconduite pour une 3ième saison, mais de mon point de vue la fin de saison 2 peut se suffire à elle-même, et rester en cohérence avec l'univers Terminator dans son ensemble.

      Enfin, en matière d'égéries, contrairement à ce qu'on pourrait penser le côté robot à l'apparence d'une (jolie) adolescente est assez peu exploité (seulement vers la fin de la saison 2, notamment dans une scène aussi équivoque que dérangeante). Quant à Sarah, j'ai mis du temps à réaliser que cette actrice était une femme sublime, tant ce personnage est dur et d'une certaine manière plus calculateur que la machine (prête à tout pour son fils). Dans la saison 2, deux personnages féminins secondaires apparaissent, plus complexes qu'il n'y parait :
Leven Rambin (blondinette bouclée de Roosvelt) et la sublime Stephanie Jacobsen (vu dans Battlestar Galactica). Enfin, de façon assez surprenante, l'ex-chanteuse du groupe Garbage, Shirley Manson, joue tout au long cette saison un robot plus vrai que nature (!), un T1000 (version métal liquide), aux intentions obscures.

         Au final, si la série se perd parfois dans ses intrigues secondaires, je trouve que la licence a été honnêtement exploitée, et qu'on passe de bons moments à suivre la naissance d'un héros, et à découvrir les multiples facettes du T888, qui au fur et à mesure de ses imperfections devient chaque fois un peu plus humaine.


Picha

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